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Comité de soutien

 2eme Journée de Soutien aux Matroudines

 

Etudier  est un droit, Accroche toi et résiste

Artistes en concert de soutien a la lutte des étudiants grévistes de la faim en tunisie

 


Depuis le 11 février, 5 militants de l’Union Générale des Etudiants de Tunisie observent une grève de la faim illimitée au siège de leur organisation situé au 19 rue Naplouse à Tunis.
Exclus de leurs établissements universitaires pour « délit » d’activités syndicales, ils réclament, notamment, leur droit légitime à être réintégré afin de poursuivre leurs études.
Malgré la dégradation de leur état de santé et le refus des autorités tunisiennes d’engager ne serait-ce que le moindre dialogue avec eux, ils continuent, au péril de leurs vies, une grève de la faim illimitée jusqu’à obtenir gain de cause.
Les rapports médicaux sont alarmants. Le pronostic vital est mis en jeu.
Convaincus de la légitimité de leur cause, nous organisons une soirée de soutien avec la participation de :


 

Nawel Ben Kraiem (Cirrus)

www.myspace.com/nawelbenkraiem

 

Jelila

www.myspace.com/jelilabou

 

Emel Mathlouthi

www.myspace.com/amelmathlouthi

 

Mohamed Bhar

www.myspace.com/mohamedbhar


 

Yassar Ayoub, kamel BOUAGILA, Lotfi HAMMAMI, Houda ZEKRI, Iyed DAHMANI …

 

Et d’autres encore……

 

Le jeudi 2 avril 2009

De 19 heures à 23 heures

CICP
21ter rue Voltaire, 75011 Paris

Métro : Des boulets

Métro ligne 9

Entrée libre


 

 

 

 

AFP, le 28 mars 2009 à 17h47

Tunisie: des étudiants en grève de la faim depuis

45 jours pour réintégrer l'université


TUNIS, 28 mars 2009 (AFP) - Des étudiants tunisiens observent depuis le 11 février une grève de la faim continue pour réintégrer l'université dont ils ont été exclus pour leurs activités syndicales, selon eux, pour violences, selon le ministère de l'Enseignement supérieur.
"Notre seule demande est d'être réadmis à l'université", ont indiqué à l'AFP ces étudiants visiblement affaiblis répétant en coeur: "les études ou la mort".
Allongés sur des matelas à même le sol dans le petit local quasi-insalubre de leur syndicat, sous contrôle policier, ils disent avoir "épuisé tous les recours, frappé en vain à toutes les portes", avant d'entamer une grève de la faim "illimitée".
Agés de 23 à 27 ans, ces étudiants sont quatre élus syndicaux renvoyés de leurs facultés à Tunis et à Mahdia (centre-ouest). Ils ont été rejoints le 13 février par un cinquième gréviste, réclamant
lui la libération de son frère étudiant, emprisonné après des troubles sociaux dans la région de Gafsa (sud-ouest).
Des médecins se sont alarmés d'une "grave détérioration" de l'état de santé des grévistes, recommandant l'arrêt de la grève et une hospitalisation urgente pour "risque de complications irréversibles".
S'inquiétant de cet état, la Ligue des droits de l'Homme a demandé la réintégration des exclus et averti le pouvoir contre "le
danger d'ignorer" l'affaire.
Le syndicat des étudiants grévistes, l'UGET, en conflit avec le ministère alors qu'il va tenir son 25e congrès, recense 39 exclus et cinq emprisonnés pour activités syndicales.
"Leur seul crime est d'avoir agi en élus syndicaux", affirme le syndicat, accusant le ministère d'avoir organisé des renvois "arbitraires" par des "conseils de discipline illégaux".
Les autorités ont démenti "des allégations sans fondement" et affirmé que les renvois ont été décidés par des conseils de discipline "réguliers", écartant "toute possibilité d'intervention du ministère".
Ces étudiants ont été interdits d'université pour "violences verbales et physiques", pour avoir séquestré un doyen et empêché l'accès aux salles de cours, a-t-on indiqué de source gouvernementale.
"Ils ne peuvent se prévaloir de leur statut de syndicalistes pour se livrer à des comportements illégaux et moralement inacceptables", a-t-on ajouté.

 

 

CSEGF - FTCR

Journée de Soutien aux Matroudine

du 28 mars 2009

Le Comité de Soutien aux Etudiants grévistes de la Faim et la  Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des Deux Rives ont organisé samedi 28/03/2009 une journée de solidarité avec les étudiants grévistes de la faim (matroudine) :

11H00 – 13H00 :

-          Lors d’un rassemblement devant le Consulat de Tunisie à Paris le Comité a distribué son dernier communiqué (N°4) et a fait signer une pétition dénonçant l’attitude des autorités à leur égard et soutenant leur cause.

-          Un membre du Comité a pris la parole pour exposer la situation aux participants au rassemblement les invitants à soutenir les grévistes. L’intervenant a insisté sur la répression que subissent les militants de l’UGET, sur la légitimité de leurs revendications et sur la nécessité grandissante d’intensifier la solidarité avec eux surtout que leur état de santé est de plus en plus grave. 

14H00 - 18H30 :

-          Le Comité a organisé une rencontre dans le siège de la FTCR durant laquelle les participants ont regardé des extraits de la conférence de presse que les grévistes ont donné. Une discussion suivie d’une réunion de travail a eu lieu après.

-          Lors de la rencontre-débat, les participants ont évoqué la nécessité d’intensifier les expressions de solidarités avec les matroudine (les exclus) ainsi que les possibilités de collaborer avec notamment les syndicats étudiants et les organisations de jeunesses.

-          Les participants ont décidé d’organiser une deuxième Journée de Solidarité avec les matroudine dans les jours qui viennent. Des informations plus détaillées seront données au fur et à mesure sur le programme.  

-          Se sont associés à la rencontre-débat des participants au rassemblement qui, intéressés par la cause des étudiants grévistes de la faim, ont participé à la rencontre en exprimant leur volonté de contribuer aux actions du Comité.

La réalisation de cette journée de solidarité a été étroitement préparée par le Comité de Soutien aux Etudiants grévistes de la Faim et la Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives. Tous les deux lancent une invitation ouverte aux organisations démocratiques pour soutenir les matroudine et leur exprimer toute les expressions de solidarité.

Paris le 28/03/2009

 

A l’heure où se communiqué est rédigé, nous venons d’apprendre que le site de soutien aux grévistes de la faim www.matroudine.fr.vc n’est plus accessible depuis la Tunisie.


 

Communiqué du Parti communiste français

 

Tunisie :
la vie de 5 étudiants en grève de la faim est en danger.
Le gouvernement tunisien doit écouter leur revendications.
Il y a urgence.

 
Le Parti communiste français exprime sa solidarité avec cinq étudiants tunisiens de l’UGET, en grève de la faim depuis le 11 février  afin d’exiger le respect de leurs droits : droit d’exercer un mandat syndical, droit de poursuivre leur études librement. Le régime du Président Ben Ali montre une fois encore son caractère policier, répressif et brutal en refusant obstinément tout dialogue.

Aujourd’hui, c’est la vie même des étudiants qui est en danger après 45 jours de grève de la faim. Leur état de santé est très dégradé et alarmant. Dans cette situation préoccupante la responsabilité des autorités tunisiennes est engagée. Elles doivent entendre les revendications des étudiants. Il y a urgence

27 03 09


Association des Tunisiens en France 

 

COMMUNIQUE

Depuis  45 jours, Cinq étudiants de l’UGET (Union Générale des Etudiants de Tunisie)  sont en grève de la faim pour protester contre leur exclusion des universités de Tunisie et exiger leur réintégration.

Selon le dernier communiqué du comité de suivi médical, daté du 20 Mars 2009, leur état est alarmant et leur santé se détériore d’une manière grave.

Les médecins avaient appelé à l’arrêt de la grève et souligné la nécessité de transférer les grévistes dans une structure de soins afin d’éviter des complications irréversibles.

Ces étudiants qui réclament, depuis des semaines leur droit à étudier semblent être réduits à mettre en danger leur vie pour attirer l’attention du gouvernement qui demeure sourd à leurs revendications au risque de les pousser au désespoir.
                                                                                                   Le bureau national
                                                                                                   Paris le 27 mars 2009


Comité de Soutien aux Etudiants grévistes de la Faim

Communiqué n°4

44eme jour de grève de la faim

Après 44 jours de grève de la faim, les militants de l’UGET présentent une altération importante de l’état général.  Leur vie est d’ores et déjà en danger. Les hospitalisations en urgences sont devenues quasi quotidiennes. Le rapport du Comité Médical de suivi des Etudiants est formel ; il appelle à l’arrêt immédiat de cette grève afin d’éviter des complications irréversibles voire la mise en jeu du pronostic vital(1). Le comité médical a fortement recommandé le transfert immédiat de tous les grévistes dans une structure de soin.

Les autorités tunisiennes maintiennent un embargo policier permanent autour du local de l’UGET. L’intimidation et le harcèlement que subissent les militants qui entourent les grévistes et les visiteurs désirant exprimer leur solidarité, visent à isoler les grévistes et les pousser à renoncer à leurs revendications. Pis encore, une procédure judiciaire a été engagée pour évacuer le siège de l’organisation. Une deuxième, policière et musclée, a été commanditée pour évacuer les grévistes par la force. Systématiquement les militants de l’UGET sont physiquement agressés lors de leurs actions (Sit-in, manifestations, AG…).

C’est cette même répression policière qui a fait du droit syndical un délit pénal afin de dissuader les étudiants d’exercer leurs droits démocratiques et afin de restreindre l’indépendance de la centrale syndicale estudiantine. Les poursuites disciplinaires engagées par des Conseils de discipline aux ordres ainsi que les poursuites judiciaires alourdissent le bilan : 18 étudiants exclus de l’université, 13 étudiants attendent la sentence des Conseils de discipline, 3 étudiants emprisonnés, 3 procès en cours dont celui du Secrétaire Général de l’UGET, 6 étudiants en grève de la faim dont 5 depuis 44 jours et la liste n’est pas encore finie.

Cette politique explique bien l’autisme et le silence meurtrier des autorités tunisiennes face à la grève de la faim. La seule réponse formulée est de nature policière. Les autorités tunisiennes n’ont entamé aucune démarche sérieuse pour étudier le dossier et apporter des solutions. 

Face à cette situation et malgré la dégradation alarmante de leur état de santé, les militants de l’UGET convaincus de la légitimité de leurs revendications sont de plus en plus déterminés à obtenir gain de cause. Il est déplorable que des étudiants soient contraints d’aller chercher auprès de la mort le droit à la vie, le droit au savoir. 

Nous, Comités de Soutien aux Etudiants grévistes de la Faim, exprimons notre forte inquiétude quant à l’état de santé et la vie des grévistes. Nous refusons que le siège de la centrale syndicale estudiantine soit réduit à un mouroir pour grévistes négligés. Nous condamnons l’attitude des autorités tunisiennes et les rendons responsable des conséquences.

Face à  l’isolement des étudiants grévistes, nous appelons les démocrates et les acteurs de la solidarité nationale et internationale à intensifier leurs actions et leurs mobilisations en faveur des étudiants engagés en grève de la faim depuis 44 jours.         

Paris le 26/03/2009

(1)- Rapport médical établi le 20 mars 2009 soit le 38eme jour de la grève faim.

 

 


 

Comité de Soutien aux Etudiants grévistes de la Faim

Communiqué n°3

L’état de santé des grévistes est alarmant


Les militants pacifistes de la centrale syndicale étudiante UGET entament leur 37ème jours de grève de la faim. Leur bulletin de santé relève plusieurs cas d'hémorragie interne, un début d'ulcère, des urines hémorragiques...L'hypotension et les nombreux vertiges obligent les grévistes à maintenir une position couchée, leur état de vigilance est  entrecoupé d'évanouissements et de crampes abdominales  insupportables. Les risques irréversibles de jaunisse, d'hémorragie rétinienne, des gencives ou du tube digestif ne sont plus à écarter.

Interdits d'université pour « délit »  de syndicalisme légal, les silhouettes méconnaissables  des jeunes militants ne semblent pas inquiéter le moins du monde le pouvoir tunisien. Sourd à leur jeûne complet pour revendiquer un droit fondamental au savoir, il vient de diligenter une procédure d'évacuation du siège de l'organisation.

L'étau policier se resserre autour du 19 rue Naplouse, siège de l'UGET,  les agents et les  sbires du pouvoir empêchent toute visite aux grévistes. Mais un flux tendu d'appels téléphoniques et de lettres de soutien continue de réchauffer les cœurs de nos jeunes courageux.

Paris le 18.03.09

 


 

Comité de soutien aux étudiants grévistes de la faim

COMMUNIQUE N°2

Les étudiants et militants de l’UGET, continuent leur  grève de la faim depuis plus de 35 jours. Leur  état de santé se dégrade de jour en jour. Certains d’entre eux ont été transférés, ces derniers jours, plusieurs fois aux services des urgences suite à des brèves pertes de connaissance. Les rapports médicaux sont sérieusement alarmants. Mais l’affaiblissement physique des grévistes n’entame en rien leur volonté à continuer leur action  jusqu'à ce que les autorités tunisiennes répondent à leur  principale revendication : la réintégration de leur université et la poursuite de leurs études.
Le pouvoir tunisien persiste à ignorer les grévistes, leur revendication et la gravité de leur état de santé. La seule réponse qu’il a pu apporter, depuis le premier jour de la grève de la faim, est une réponse policière. Ses agents  encerclent le local de l’UGET, où se tienne la grève, harcèlent les étudiants et empêchent la solidarité du mouvement démocratique.
Notre comité condamne l’attitude du pouvoir tunisien et de celle du ministre de l’enseignement supérieur et les rend responsables de la suite des événements et notamment des conséquences néfastes sur l’état de santé  et la vie des grévistes.
Nous appelons les acteurs de la solidarité nationale et internationale à intensifier leurs actions  et leurs mobilisations en faveurs des grévistes.

PARIS, le 16 Mars 2009

Mohamed-Anis Mansouri ; Néjib BACCOUCHI ; Anouar KANZARI, Samir HAMMOUDA ; Bachir ABID, Lotfi HAMMAMI ; Iyad DAHMANI ; Hichem ABDESSAMAD ; Fatma BOUAMAIED KSILA ; Jamel HENI

 


 

Communiqué

 

Pour une campagne de solidarité avec les militants
de l’UGET en grève de la faim

 

L’Union Générale des Etudiants de Tunisie (UGET) est confrontée depuis plusieurs années à une politique de persécution systématique de la part du pouvoir tunisien. Ses responsables, ses militants et ses élus au sein des instances universitaires sont victimes des agissements de la police politique. Les jeunes syndicalistes de l’UGET sont régulièrement harcelés, tabassés, terrorisés et torturés au cours de gardes à vue en dehors de toute légalité. La police a recours à toutes sortes de violences pour obliger les responsables syndicaux à démissionner de leurs fonctions, à trahir leurs camarades et à abandonner toute action militante.
Le pouvoir politique tunisien organise régulièrement des procès montés de toutes pièces à l’encontre des militants de l’UGET visant à les persuader de se désengager des causes estudiantines. Les libertés syndicales et d’expression sont systématiquement bafouées dans l’enceinte de l’université. Des policiers armés gardent les entrées et arpentent les couloirs des universités depuis de nombreuses années (plus précisément depuis que Ben Ali a été désigné premier ministre du temps de Bourguiba). Voila maintenant plus de 23 ans que ces policiers, corps étranger à tout savoir et à tout enseignement, persécutent les étudiants tunisiens pour les empêcher de coller des affiches, tenir des rassemblements ou des meetings exprimant leurs revendications.
Pourtant une telle violence n’a nullement de justification. Les jeunes syndicalistes de l’UGET ne s’engagent que dans des actions pacifiques non violentes. Ils organisent souvent ces actions pour réclamer l’amélioration de leurs conditions d’études et de vie, le développement de la qualité de leur enseignement ou l’ouverture de nouvelles perspectives post-universitaires d’embauche et de recrutement. L’UGET s’engage aussi régulièrement, à côté du reste des forces démocratiques, dans la défense des libertés politiques. Il se réclame de ceux qui soutiennent les luttes sociales justes des tunisiens. Ses militants n’épargnent jamais leurs efforts quand il s’agit de solidarité avec les causes des peuples arabes et notamment celle du peuple Palestinien. Ce sont ceux là, les torts des militants de l’UGET, aux yeux d’un pouvoir dirigé par l’arbitraire et le non respect des libertés syndicales.
Organiser des conseils de discipline aux ordres est une autre variante de la politique de répression exercée à l’encontre de l’organisation estudiantine pour entraver son action et décourager ses militants. Ces conseils, plus fréquents ces dernières années, se soldent souvent par l’exclusion de responsables syndicaux. Anéantir l’espoir de nos jeunes étudiants dans un avenir meilleur, sans aucun recours possible, est le résultat de ces conseils. Jamais une action judiciaire n’a pu être entamée ou conclue à l’encontre de leurs verdicts.
Le 11 février 2009, quatre militants et responsables syndicaux de l’UGET ont entamé, dans le seul et minuscule local de l’organisation 19 Rue Naplouse à Tunis, une grève de la faim illimitée. Ils exigent le droit de poursuivre leurs études supérieures et réintégrer leur faculté après avoir été injustement exclus, suite à des conseils de discipline à cause de leur engagement et de leur activité syndicale.

Ces étudiants sont :
- Mohamed Bouallague, 3ème année droit, exclu de la faculté de droit de Tunis au cours de l’année universitaire 2007-2008 ;
- Mohamed Essoudani, 1ère année économie, exclu de la faculté de Mahdia (2006-2007) ;
- Aymen Ejaâbiri, 1ère année économie, exclu de la faculté de Mahdia (2006-2007) ;
- Taoufik Ellouati, 2ème année mathématique et informatique, exclu de la faculté des sciences de Tunis (2007-2008).
- L’étudiant Ali Bouzouzia participe à la même grève par solidarité.
Par ailleurs, trois autres syndicalistes de l’UGET incarcérés depuis environ 7mois, ont entamé eux aussi la même action. Ils réclament leur libération.
D’autre part, le secrétaire général de l’UGET, Azzeddine Zaâtour, lui-même poursuivi et faisant appel le 14 février d’une condamnation de 7 mois de prison ferme, a publié dans un communiqué du 6 février la liste de 21 militants de l’UGET renvoyés de l’Université ou emprisonnés. Cette liste n’est pas exhaustive. Un étudiant de 18 ans a été exclu après seulement trois mois d’études.
Les grévistes de la faim rue Naplouse à Tunis ont intégré aussi dans leurs revendications le droit de l’UGET d’organiser son 25ème congrès. Il faut rappeler que les autorités empêchent l’UGET de tenir son congrès bien que les élections des délégués soient terminées depuis plus d’une année. En effet, les autorités refusent de donner l’accord à la tenue de ce congrès et cherchent par tous les moyens, pressions et chantages, à extorquer quelques compromis. Pour le régime, 2009 doit être l’année d’un nouveau plébiscite pour Ben Ali à l’occasion des « élections » présidentielles. Les compromis tardent à venir, le congrès de l’UGET est suspendu!
Mais les militants de l’UGET ont décidé ces deniers jours que leur quotidien fait d’harcèlement, d’injustice et d’arbitraire ne sera pas synonyme de banalité. Ils appellent tous les démocrates dans le pays et par le monde à soutenir leur lutte. Ils adressent leur appel notamment aux organisations frères, organisations syndicales et de jeunesse.
Nous nous adressons à vous, en tant qu’anciens militants et responsables de l’UGET, pour solliciter votre participation à une campagne de solidarité pour exiger :

1- le droit des grévistes et de tous les étudiants exclus de réintégrer leur université,
2- l’arrêt des poursuites judiciaires contre les étudiants poursuivis et la libération de ceux qui sont incarcérés.
3- le droit de l’UGET d’organiser son congrès en toute indépendance.
4- l’arrêt de la politique d’harcèlement, de violence et d’oppression menée par le pouvoir tunisien à l’encontre des étudiants et de leurs représentants syndicaux.
Pour contacter les grévistes de la faim :
- Mohamed Bouallague : 0021623313236
- Mohamed Essoudani : 0021621813355
- Aymen Ejaâbiri : 0021624249010
- Taoufik Ellouati : 0021620957987
- Ali Bouzouzia : 0021698907777
                                                                                                  Samir HAMMOUDA et Bechir ABID

                                                                                                            Paris, le 18.02.2009

 

 

AFP, le 28 mars 2009 à 17h47

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Tunisie: des étudiants en grève de la faim depuis

45 jours pour réintégrer l'université

AFP, le 28 mars 2009 à 17h47
TUNIS, 28 mars 2009 (AFP) - Des étudiants tunisiens observent depuis le 11 février une grève de la faim continue pour réintégrer l'université dont ils ont été exclus pour leurs activités syndicales, selon eux, pour violences, selon le ministère de l'Enseignement supérieur.
"Notre seule demande est d'être réadmis à l'université", ont indiqué à l'AFP ces étudiants visiblement affaiblis répétant en coeur: "les études ou la mort".
Allongés sur des matelas à même le sol dans le petit local quasi-insalubre de leur syndicat, sous contrôle policier, ils disent avoir "épuisé tous les recours, frappé en vain à toutes les portes", avant d'entamer une grève de la faim "illimitée".
Agés de 23 à 27 ans, ces étudiants sont quatre élus syndicaux renvoyés de leurs facultés à Tunis et à Mahdia (centre-ouest). Ils ont été rejoints le 13 février par un cinquième gréviste, réclamant
lui la libération de son frère étudiant, emprisonné après des troubles sociaux dans la région de Gafsa (sud-ouest).
Des médecins se sont alarmés d'une "grave détérioration" de l'état de santé des grévistes, recommandant l'arrêt de la grève et une hospitalisation urgente pour "risque de complications irréversibles".
S'inquiétant de cet état, la Ligue des droits de l'Homme a demandé la réintégration des exclus et averti le pouvoir contre "le
danger d'ignorer" l'affaire.
Le syndicat des étudiants grévistes, l'UGET, en conflit avec le ministère alors qu'il va tenir son 25e congrès, recense 39 exclus et cinq emprisonnés pour activités syndicales.
"Leur seul crime est d'avoir agi en élus syndicaux", affirme le syndicat, accusant le ministère d'avoir organisé des renvois "arbitraires" par des "conseils de discipline illégaux".
Les autorités ont démenti "des allégations sans fondement" et affirmé que les renvois ont été décidés par des conseils de discipline "réguliers", écartant "toute possibilité d'intervention du ministère".
Ces étudiants ont été interdits d'université pour "violences verbales et physiques", pour avoir séquestré un doyen et empêché l'accès aux salles de cours, a-t-on indiqué de source gouvernementale.
"Ils ne peuvent se prévaloir de leur statut de syndicalistes pour se livrer à des comportements illégaux et moralement inacceptables", a-t-on ajouté.

 

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